Chapitre 7 La différence entre une sœur biologique et une sœur adoptive
— T'as pas un préféré ? Moi, je trouve que celui-là est parfait. Nancy est venue direct pour l'aider à choisir la robe.
Voir sa mère accourir dès que **Monica** lui a parlé, ça a bien gonflé **Anne**. Une ampoule s'est allumée quand elle a vu les fringues dans leurs mains et elle les a suivies.
— Maman, cette robe est super belle, mais elle est trop chère, et elle est plus pour les femmes distinguées, quoi.
Donc, elle se moquait d'elle-même, genre elle était rustre et vulgaire ?
**Monica** a levé un sourcil et a lâché : « J'aimais pas trop cette robe, mais j'ai envie de l'essayer après ce que tu viens de dire. »
« Excellent ! Essaye-la ! » Les yeux de **Nancy** se sont illuminés et elle a pressé **Monica**. Dès qu'elle a vu cette robe, elle a senti qu'elle serait parfaite pour **Monica**.
**Anne** ne s'attendait pas à ce que **Monica** dise ça et était dégoûtée.
Comment cette plouc ose essayer cette robe !
**Monica** a pris la robe et est allée dans la cabine d'essayage. Peu de temps après, elle est sortie en portant cette robe magnifique et exquise.
Elle avait l'habitude de porter des pantalons, faciles à vivre, mais avec cette robe, **Monica** se sentait juste si fine et légère.
**Monica** s'habille d'habitude de manière décontractée. Elle est mince et jolie, et même avec un simple t-shirt et un pantalon, elle avait l'air brillante et vaillante. Mais là, elle a enfilé cette robe blanche et c'était pas juste bizarre, ça la rendait encore plus belle et incroyable.
Quand **Monica** a détaché ses cheveux, son apparence ressemblait encore plus à celle de **Nancy** ; elles se ressemblaient presque !
« Mademoiselle, vous êtes tellement belle dans cette robe ! »
« Il y a plein de gens qui adorent cette robe, mais elle ne leur va pas aussi bien qu'à vous ! » Les mots du directeur du magasin sonnaient exagérés, comme s'il flattait **Monica**, mais c'était vrai.
**Nancy** était aussi super contente et a dit : « Achète celle-là ! Elle te va tellement bien ! »
**Anne** se tenait sur le côté, pleine de surprise et de jalousie.
— Maman, j'aime bien cette robe aussi, je peux l'essayer ?
C'était une riche lady qui avait été élevée avec soin et attention. Elle ne pouvait pas croire qu'elle allait perdre contre une simple plouc !
Le directeur du magasin a dit avec difficulté : « Mademoiselle, je suis désolé. Tous les vêtements de notre magasin sont faits à la main, et il n'y a qu'un seul exemplaire de cette robe, c'est une édition limitée pour cette saison, il n'y en a qu'une seule. »
**Nancy** était aussi dans une position embarrassante, mais cette robe était trop parfaite pour **Monica**. Finalement, elle a dit : « **Anne**, les autres vêtements de ce magasin sont aussi très beaux, on regarde d'autres styles, d'accord ? » Après ça, elle a demandé au directeur du magasin de faire une facture pour la robe de **Monica**.
**Anne** était tellement énervée en entendant ça qu'elle voulait taper du pied, mais elle devait faire attention à son image et n'a pu que lever la bouche avec raideur et essayer de sourire.
**Monica** a ricané en secret.
Elle n'a jamais cherché les ennuis de son plein gré, mais si on l'emmerdait, elle n'aurait pas peur.
Si quelqu'un l'énervait, elle le ferait payer !
**Monica** n'a pas remis ses propres vêtements et a porté cette robe devant **Anne** pendant qu'elle flânait dans le magasin pour choisir d'autres fringues.
**Nancy** a trouvé que **Monica** avait l'air canon dans tout ce qu'elle portait, comme elle. Elle était super heureuse, et dès qu'elle voyait des fringues sympas, elle les emmenait à **Monica** et la laissait les essayer.
**Anne** a vu que **Nancy** avait acheté plusieurs ensembles de fringues pour **Monica** et en a choisi six aussi. Mais **Nancy** n'en a acheté que deux pour elle, sous prétexte qu'elle avait déjà beaucoup de fringues.
Cet après-midi, la face d'**Anne** est devenue de plus en plus sombre. En voyant **Nancy** tenir la main de **Monica** et ne pas la lâcher, **Anne** était tellement énervée qu'elle pouvait à peine parler.
— Maman, **Anne** ? Une voix a soudain résonné.
**Nancy** s'est retournée et a vu son fils. Elle a dit, surprise : « **Justin** ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »
— On fait du shopping ! **Justin**, je te manque pas aujourd'hui ? Quand **Anne** a vu **Justin**, elle s'est précipitée et a pris la main de **Justin** familièrement, comme s'ils avaient une très bonne relation.
En voyant une autre personne à côté de lui, **Justin** a retiré la main d'**Anne** maladroitement et a dit : « Notre entreprise prévoit d'investir dans ce centre commercial, et je suis venu rencontrer leur directeur. »
**Monica** a entendu **Jeffery** mentionner que **Justin**, son deuxième frère, était financier et très connu dans le milieu.
— Ravi de vous rencontrer, **Justin**. **Monica** a salué poliment.
**Justin**, comme **Gavin**, avait hérité des bons gènes de ses parents. Il était beau et portait une paire de lunettes à monture métallique sur son nez proéminent, ce qui le rendait plus gracieux et raffiné. Quand il a vu **Monica**, ses yeux se sont immédiatement illuminés : « Je me demandais pourquoi il y avait une charmante demoiselle à côté de maman, c'est ma petite sœur ! »
**Monica** était sans voix. Son deuxième frère avait l'air doux et poli, mais pourquoi était-il si impudent quand il parlait ?
**Anne** était un peu contrariée et a fait la moue : « Mais tu n'as jamais dit que j'étais une charmante demoiselle ! »
Elles n'avaient jamais été aussi proches depuis toutes ces années. **Justin** a hésité, mais a quand même répondu rapidement : « Inutile de le dire, tu es charmante aussi. »
En fait, **Justin** ne pensait pas ça quand il a dit ça, parce que l'apparence d'**Anne** n'était pas aussi distinguée que celle de leur famille.
— **Monica**, je suis désolé d'être occupé ces temps-ci et de ne pas avoir le temps de te divertir. Je viendrai te proposer un dîner à la maison dans quelques jours.
— Ok, **Monica** a hoché la tête et dit.
**Justin** a fini et est retourné travailler. **Nancy** a souri et a regardé **Justin** partir avant de se retourner vers **Monica** avec affection : « **Justin** est fou de gagner de l'argent et est généralement très radin. Sa volonté de t'inviter à dîner montre à quel point il t'apprécie. »
Quand **Anne** a entendu les mots de **Nancy**, son cœur était aigre comme boire du thé au citron Lipton - elle était jalouse !
En effet, **Justin** ne l'avait pas invitée à dîner depuis toutes ces années, alors que **Justin** était tellement généreux avec **Monica** dès qu'elle est revenue.
Était-ce la différence entre une sœur biologique et une sœur adoptive ? Pourquoi ?
Mais c'est elle qui avait vécu sous le même toit qu'eux pendant plus de 10 ans !